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Les fruits

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LES FRUITS DES PLANTES A FLEURS (1)

Pour commencer, contentons-nous de répertorier les principaux types de fruits issus des fleurs. Ce tableau ne prétend pas traiter le sujet d’une manière exhaustive mais plutôt de simplifier la chose autant que faire ce peut. Nous verrons plus tard, une autre manière de classer les fruits par catégories et les relations entre le type de fruit et l’évolution des pièces floralesau cours du la fructification.

fruit2.jpg

Les capsules sont des fruits secs de formes diverses qui s’ouvrent par plus de 2 fentes ou ouvertures variées, fente, pore, valve ou clapet comme lesfruits des pavots, coquelicots, géraniums, pensées, violettes, impatientes ou certaines orchidées. Le nom capsule est un diminutif du latin capsula qui signifie coffret.

Les siliques sont des capsules de forme plus ou moins allongée, caractéristiques des plantes de la famille du chou (Brassicacées) mais aussi de la chélidoine (Papavéracée). Les siliques courtes sont appelées silicules(Lunaire ...).

Les gousses sont des fruits plus ou moins longs dont l’enveloppe est formée de 2 valves qui portent chacune des graines. Elles s’ouvrent suivant 2 fentes opposées dites dorsale et suturale. Elles sont caractéristiques des plantes de la famille des Fabacées ou légumineuses(pois, haricots...).Le mot légumeest l’ancien nom de la gousse.

Les akènes sont des fruits secs, indéhiscents, à graine unique. Son enveloppe extérieure ou péricarpe, est sclérifié (dure, solide)et non soudée à la graine.Les akènes sont caractéristiques des familles Fagacées (Faines, glands, châtaignes...), Apiacées(Fenouil, œnanthe ...)Astéracées(Pissenlit ...)etc. Souvent les akènes sont munis d’une aigrette appelée pappus (pissenlit) ou d’un style plumeux (clématite) Les samareset disamaressont des akènes ailés (Erable, Frêne, charme...)Les polyakènessont des akènes groupés comme chez les Astéracées.Lesnuculessontdesfruitssecsindéhiscents, de typeakène, àpéricarpesclérifié entièrement ligneux(Noisette...).

Les caryopses: Ce sont les akènes des céréales (blé, maïs, orge, riz, avoine ...) dont le péricarpe soudé est particulièrement mince et prend le nom de balle, qui servait au remplissage des matelas et coussins.

Les drupes sont des fruits charnus à noyau (Cerise, abricot, pêche ...). La polydrupeest un fruit composé de plusieursdrupéoles(Framboise, mûre de la ronce ...)La graine ou amandeest protégée par un péricarpecomplexe qui comprend de l’intérieur vers l’extérieur: -L’endocarpepartie dure du noyau –le mésocarpeou sarcocarpe, partie charnue comestible ou pas (chair de la pêche ou broude la noix) –l’épicarpequi est la peau extérieure,membraneux, succulentou fibreux.

Les baies sont des fruits charnus à pépins. Contrairement aux drupes l’endocarpe qui entoure la partie vivante de la graine n’est pas sclérifiée (dure). Cependant, nous retrouvons de l’intérieur vers l’extérieur:  les graines (pépins) --l’endocarpe(non sclérifié) –un mésocarpecharnu appelé aussi sarcocarpe–un épicarpe très fin -

fruit1.jpg

 

LES FRUITS DES PLANTES A FLEURS (2)


A - Fruits simples : Les fruits dits « simples » proviennent de la transformation du gynécée (pistil) à un carpelle unique ou à plusieurs carpelles soudés. Après la fécondation le ou les ovules deviennent les graines alors qu’autour, le gynécée devient un fruit unique dont l’enveloppe extérieure, le péricarpe, est l’ancienne paroi transformée de l’ovaire.

Un fruit simple peut être par exemple un akène (châtaigne), une drupe (pêche), une baie (tomate) ou une silique (lunaire).

B - Fruits multiples : Ils sont issus des fleurs à plusieurs carpelles libres, lorsque chacun d’eux donne un fruit simple. On a donc bien à faire un fruit multiple, dont les fruits simples sont disposés de manières variées. Ils sont cependant souvent répartis sur le réceptacle charnu de la fleur (Fig. 4 du cours précédent). Exemples : Framboise mûre, fruit des renoncules. Ce sont comme des assemblages de petites drupes ou de petites baies.

C - Fruits complexes : Ces fruits proviennent non seulement de la transformation de la paroi de l’ovaire mais aussi d’autres organes de la fleur. On les appelle aussi parfois faux-fruits. Ils sont très souvent issus de fleurs à ovaire infère et carpelles libres (Fig. 5 du cours précédent) Exemples : Nèfle, pomme, poire, melon.

D - Fruits composés : Plutôt que fruits, on devrait les appeler infrutescences. Ils sont issus de la transformation de l’ensemble de l’inflorescence. L’ovaire de chacune des fleurs (en général très nombreuses) donne un fruit simple, souvent un akène. Ces akènes ou fruits vrais sont entourés d’une infrutescence complexe formée par plusieurs organes transformés de l’inflorescence : réceptacle, axe floral, bractées florales et parfois bractées de l’inflorescence elle-même. Exemples : Ananas, figue, pissenlit, artichaut, tournesol et la plupart de Astéracées.

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Exemple de la transformation d’une inflorescence en infrutescence chez une Astéracée : le pissenlit


Coupe et détails d’une inflorescence de pissenlit

inflorescence_pissenlit.jpg

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La même chose en "live"

fruits3.jpg

Photo 1 : La fleur du pissenlit est un capitule de fleurs. Les fleurs nombreuses, sont groupées serrées, sur le réceptacle, le tout est une inflorescence d’une centaine de fleurs.


Photo 2 : Une fleur – On remarque bien en bas, le carpelle (futur fruit = un akène), surmonté du style très long qui se termine en haut par le stigmate bifide. L’anthère c’est-à-dire les étamines, ne sont pas très visibles. Elles se trouvent accolées autour du style. C’est le renflement jaune à mi-hauteur. En bas du style une couronne de poils (qu’on appelle pappus ou aigrette) entoure un tube d’où se développe 5 pétales soudés en un seul, formant la corolle. (Sur les fleurs stériles de beaucoup d’Astéracées (les matricaires par exemple), ce pétale est une ligule, mais ici on est dans le cas d’une fleur hermaphrodite vraie).


Photo 3 : On voit bien les bractées intérieures grandes et longues qui enserrent les akènes et en-dessous, les petites bractées extérieures recroquevillées autour du pédoncule. (C’est l’équivalent de l’involucre d’une fleur simple avec ses sépales) À l’intérieur, on aperçoit les fruits, des akènes (masqués) munis d’aigrettes (ou pappus) bien visibles.


Photo 4 : L’infrutescence du pissenlit est un capitule d’akènes. Les bractées intérieures sont complètement desséchées et repliées sur le pédoncule. En se déshydratant le réceptacle s’est recroquevillé, déployant les akènes et leurs aigrettes dans un capitule sphérique d’une inégalable élégance. Une merveille de la nature.

Chacun des akènes est muni d’un long bec qui porte l’aigrette en forme de petit parachute. Les étamines et le pistil, caducs, ont disparu et le pappus s’est retrouvée perché là-haut, au sommet de l’axe floral qui a pris la place du style. A maturité, l’akène se détache du réceptacle. La prise au vent est importante et permet la dissémination des akènes qui contiennent chacun une graine. (Cela fait du pissenlit une plante anémochore. Du grec ancien, anemos : vent et khôrein : se mouvoir. Ce mode de dispersion, l’anémochorie, se retrouve chez toutes les plantes dont les fruits sont adaptés au transport par le vent, comme les érables, le frêne, les peupliers, les saules etc.)

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Il faudrait se livrer au même exercice pour chacune des familles de plantes ou plutôt pour chacun des genres, tant la diversité s’impose au sein même de la plupart des familles végétales.

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Rubrique « Bonus » :


‘ Taraxacum sp.’ le pissenlit dit ‘dent de lion’, un seigneur méconnu


Le pissenlit est sans doute la plante la plus connue de nos concitoyens, aussi la plus commune, la plus banale, la plus ignorée des amateurs de plantes, la plus méprisée par les botanistes, piétinée par les randonneurs sans le moindre regard compatissant. Par excellence, la plante vulgaire, qui n’est apprécié qu’en février dans notre assiette, parce qu’elle a au moins la décence de s’offrir la première de l’année à la récolte du vert.


Sauf, que cette plante d’en bas, petite plante de misère, gorgée de vitamines, a nourri nos ancêtres au moins depuis le paléolithique inférieur. Racines, feuilles, fleurs, toute la plante est comestible et malgré une amertume certaine il paraitrait que les recettes ne manquent pas. C’est une plante diurétique et tonique-digestive. Les jeunes
feuilles en salade sont bien connues mais les boutons floraux revenus à la poêle sont apéritifs. Une décoction de racines séchées (15 g bouillis dans un 1 l. d’eau) à prendre un quart d’heure avant les repas ferait merveille et pour les ‘becs sucrés’, la cramaillotte* ou vin (ou sirop) de fleurs de pissenlit serait succulente. Si vous vous lancez dans la gastronomie du pissenlit sachez le reconnaitre. Trois caractères devraient suffire :

  1. La plante est entièrement glabre (Absence de poils) et contient un latex blanc.
  2. La tige florale est creuse et jamais ramifiée.
  3. Les feuilles sont dentées et la nervure centrale de la feuille est de section arrondie, jamais crêtée.

En vérité, c’est une plante d’une des familles les plus sophistiquées du règne végétal. Une des dernièresarrivées sur terre. Son genre, Taraxacum, se permet d’occuper à lui seul 29 pages de Flora Gallica et défie depuis toujours les plus grands botanistes qui ont abandonné l’espoir de classer ses centaines d’espèces présentes sur tout l’hémisphère boréal et en Amérique latine. A tel point qu’il fut partout convenu, tacitement, que les pissenlits locaux seraient Taraxacum sp. Au mieux, certains s’aventuraient à avancer l’appartenance à une des nombreuses sections du genre, que quelques savants curieusement passionnés par la « bête », s’efforçaient de justifier par des études tout aussi savantes, donc inaccessibles au commun et toujours sujettes aux controverses des dits savants eux-mêmes.


Dans ma candeur sans doute naïve, je pensais que la phylogénie moderne allait démêler l’affaire et que nous aurions enfin une taxonomie claire et pratique du pissenlit. Hélas, 29 pages nouvelles nous parlent de 14 groupes (du groupe A, au groupe N) qui n’ont bien sûr plus rien à voir avec les précédentes sections du genre. Au moins, les 143 espèces retenues reposent sur une logique scientifique qu’on est en droit de croire. Quant à la comprendre, quant à compter sur son aide pour identifier les espèces, n’y comptons guère à moins qu’une lumière subite et probablement miraculeuse nous éclaire. La détermination des espèces de pissenlits restera pour longtemps encore Taraxacum sp. Au mieux, pourrions-nous nous intéresser au groupe N des Taraxacum de Flora gallica, qui pourrait bien compter dans ses rangs quelques-uns de nos pissenlits morbihannais de l’ancien groupe Ruderalia mais il faudra du temps sans aucune certitude quant au résultat de la recherche.


Admettons quand même que le pissenlit est bien un seigneur des flores, seigneur de l’embrouille certes mais reconnaissons aussi que c’est une merveille de la nature. Les plus lettrés ont parfois su reconnaitre sa vocation première : « Je sème à tout vent » …


Très représentatif des Astéracées, c’est un excellent modèle toujours disponible, à deux pas de notre porte presque toute l’année. Mais évitez de demander à quelle espèce il appartient ! Même lui n’en sait rien.
Si vous êtes encore là, je suis désolé de vous avoir pris tant de temps sur un sujet aussi futile.

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*P.S. : cf. le site du web « lechemindelanature.com » qui vous offre des vidéos intéressantes sur la consommation de plantes sauvages.

Fruits (3)

Rappel des différents fruits que nous avons évoqués dans les deux précédents envois.

types_fruits.jpg

J’ai ajouté le follicule qui est une forme de capsule provenant d’un carpelle isolé et s’ouvrant par une fente unique.


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Quelques définitions simples

1°/ Le gynécée organe femelle des fleurs, appelé aussi pistil contient les ovules dans une enveloppe protectrice l’ovaire. Le style en tube creux et son stigmate terminal permet aux gamètes mâles d’atteindre l’ovule pour le féconder. Le carpelle (du grec karpos = fruit) est l’ensemble de l’ovaire avec ses ovules et leur placentation. Chacun des ovules est porté par un placenta qui le nourrit jusqu’à la fin du processus de transformation de l’ovule en graine.

Différentes configuration des ovaires à carpelles multiples

ovaires.jpg

Lorsque le fruit déhiscent est mûr, qu’il s’agisse de capsule, silique, gousse ou autre, il s’ouvre toujours par les nervures médianes (Points rouges)

fruits4.jpg

À gauche : Fleur de Straelitzia reginae (appelée ‘Oiseau de paradis’). À droite, déhiscence de la capsule de Straelitzia. On voit bien sur la photo les 3 loges, Chacune des loges est un carpelle qui contenait 1 à 2 ovules, ici 1, devenu une grosse graine parée d’une arille oranger. On constate aussi que l’ouverture du fruit sec s’est faite par les nervures médianes (Cas de la figure 4 de la page précédente). La placentation semble axille (à vérifier). La capsule peut contenir jusqu’à 6 graines, deux par loge. Dans le cas de l’image, seules 3 ovules ont été fécondées.

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2°/ L’androcée, organe mâle des fleurs est composé de l’ensemble des étamines. Les étamines en nombre variable sont constituées d’un connectif appelé filet plus ou moins long et d’une anthère, organe terminal de l’étamine. L’anthère est en général formée de 2 thèques contenant chacune 2 sacs polliniques contenant le pollen.

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À gauche : Dessin libéré des droits. Merci à Mariana Ruiz ‘LadyofHats’.
À droite : Grains de pollen grossis 500 fois par Dartmouth Electron Microscope Facility, image retouchée et colorisée de grains de pollen de Tournesol, Volubilis, Rose trémière, Lys, Onagre et Ricin commun.

Le pollen est la ressource principale en protéines, des abeilles et de beaucoup d’insectes. C’est aussi un des éléments déterminants d’une espèce. La Paléobotanique (Branche de la Paléontologie) utilise beaucoup les grains de pollens fossilisés pour retracer la composition des flores des temps anciens. Les grains de pollen sont spécifiques d’une espèce et une seule. (C’est comme les empreintes digitales) La photo ci-dessus illustre la diversité morphologique des pollens.

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3°/ Fruits simples ou non

Un fruit simple provient uniquement de la transformation de l’ovaire d’une seule fleur. Lorsque le gynécée de la fleur est formé d’un seul carpelle ou de carpelles soudés, il se transforme en un seul fruit, simple. L’ovule ou les ovules contenus dans le ou les carpelles deviennent la ou les graines.

Dans tous les autres cas, c’est-à-dire lorsqu’un autre organe de la fleur (réceptacle, axe floral, bractée…) se développe pour participer à la formation du fruit on a affaire à un fruit multiple, composé ou complexe.

Nous reviendrons sur ces notions plus tard avec des exemples.

Nota : Pour tout complément d’information sur les fleurs et les fruits, je vous conseille le site snv.jussieu.fr/bmedia/ de Roger Prat, Michèle Mosiniak et Véronique Vonarx à qui nous devons nombre de ces beaux dessins.

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Date de création : 05/07/2020 @ 09:41
Catégorie : Actualités - Plantes et Nature

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