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Sorties botaniques 2021 - 2022
RANDONNÉES BOTANIQUES 2021 -2022
LE BOIS D'AMOUR
Sortie botanique du 18 Septembre 2021
Rivages du Bois d’amour en Plouharnel.
Aujourd’hui, Monique et Michel ont emmené un groupe d’une quinzaine de personnes vers la végétation du schorre de la côte plate et sableuse du ‘Bois d’amour’, entre la frange forestière et la slikke de la baie de Plouharnel.
Après une matinée d’averses orageuses, un grand beau temps devait mettre en valeur les paysages quasi sauvages de ce coin de littoral, tranquille, riche et pittoresque. La petite cinquantaine de plantes qui suivent, est un large échantillon de la quête du jour.
JARDINS DE SAINT-CO
Dimanche 03 octobre 2021
Jardins partagés de « St CO Jardin »
Invités par « St CO Jardin », nous sommes reçus sur le site des jardins partagés par René Le Mestre, Jean-Marie Deberdt et Jean Ferrand, membres fondateurs de l’association créée avec le soutien de la mairie de Carnac. La création de ce jardin semble être née d’abord d’une amitié entre des amateurs passionnés.
Arrivés sur place, nous constatons que cette invitation a remporté un grand succès auprès de nos membres. Nous serons au total près de quarante, visiteurs et hôtes. Le président nous fait d’abord une présentation de l’association et du chemin qui a conduit à sa création.
Le terrain de 1600 m², acquis par l’un des membres fondateurs est mis à disposition de l’association. Cette parcelle a été cultivée jusqu’en 1985 date à laquelle elle avait été laissée à l’abandon. Revenue à l’état naturel et envahie de plantes invasives tel que le Baccharis, il a fallu procéder à un défrichage complet. La mairie de Carnac favorable à cette initiative et un agriculteur carnacois ont apporté de l’aide aux travaux les plus durs et ont fourni paille, foin et produits de tonte à des conditions avantageuses.
En reprenant les termes utilisés lors de l’inauguration du mois de juin dernier, René Le Mestre rappelle que « St CO Jardin » actuellement composée d’une dizaine de membres, a pour objectif la production locale de légumes, plantes aromatiques et fruits divers, dans un respect total de l’environnement. Toutes les méthodes biologiques sont conseillées jusqu’aux plus innovantes et l’emploi des pesticides prohibée autant que faire se peut. L’arrosage est raisonné et aussi limité que possible. Les travaux de jardinage sont effectués en commun deux demi-journées par semaine. De même les récoltes sont mises en commun et les surplus éventuels écoulés auprès d’’associations ou organismes à caractère social.
Notre hôte insiste beaucoup sur le caractère convivial des relations existant entre les membres, sur l’esprit d’entre-aide qui règne sur le terrain, sur le partage des connaissances et sur la liberté du choix des plantations et des essais culturaux. ‘ St CO Jardin’ est prête à accueillir de nouveaux membres ‘jeunes et motivés’ dans la limite des possibilités du territoire investi. Elle espère par ailleurs, que ce jardin partagé fera naitre d’autres initiatives de ce genre. Les visiteurs sont les bienvenus les jours d’ouverture (actuellement les lundis et vendredis après midi).
Après cet accueil apprécié de tous, nous nous repartirons en deux groupes pour une visite détaillée du jardin où une grande diversité de plantes potagères et aromatiques ont pu en surprendre certains. Les espèces et variétés de légumes sont nombreuses, de jeunes arbres portent déjà quelques fruits, pommes et poires notamment. Et les fleurs d’une belle diversité aussi, sont omniprésentes, dans la pure tradition des jardins familiaux.
Cette expérience est sans doute appelée à un grand avenir si nous en jugeons par l’affluence et l’intérêt que cette visite a déclenchés. Je pense que chacun est reparti avec ce qu’il était venu chercher, grâce notamment à la grande attention que nos hôtes ont portée à nos questions incessantes. Nous les remercions vivement. Nous sommes appelés peu ou prou à nous revoir.
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La page botanique du jour
C’est aujourd’hui l’occasion de passer en revue les noms scientifiques et les origines de quelques plantes potagères. Ce sera aussi une préparation à la randonnée que nous effectuerons samedi prochain au sein d’une zone maraîchère de Plouhinec. Nous aurons ainsi, après le jardin potager, la version plus « industrielle » de la culture des légumes. (Cela dit, les plantes sauvages inféodées aux cultures garderont toute leur place dans la rando)
En latin, sativus, sativa, sativum sont les formes masculine, féminine et neutre du mot signifiant cultivé. On retrouve souvent ces mots comme nom d’espèce pour des plantes cultivées depuis des temps reculés, dans l’ancien ou le nouveau monde.
Parmi les végétaux cultivés et consommés aujourd’hui, on compte un grand nombre de légumes et de fruits rapportés du nouveau monde à partir de 1492. Mais nous possédons aussi un document précieux qui nous permet d’avoir une idée des usages antérieurs et médiévaux dans ce domaine.
Proclamé en 812, sous le règne de Charlemagne, Le Capitulaire De Villis est un acte législatif diffusé à tous les gouverneurs des domaines de l’Empire. Il contient en son chapitre LXX une liste de 73 végétaux, dont l’empereur exigeait la culture pour le bien-être de ses sujets. On y trouve les plantes des trois jardins : le potager, le jardin de simples et le verger.
Un exemple : Les 16 plantes du verger sont : noyer, noisetier, pommier, poirier, prunier, sorbier, néflier, châtaignier, pêcher, cognassier, amandier, mûrier, laurier, pin, figuier, et cerisier. On peut penser que de la méditerranée à la Baltique aucun autre arbre utile sur le plan alimentaire n’était connu à l’époque.
Si vous êtes curieux, allez voir la liste complète sur un moteur de recherche.
LE MAGOUERO
Le 16 octobre 2021
“Le Magouero” en Plouhinec
Douce et belle journée d’automne pour une incursion au coeur d’une zone maraîchère à l’arrière des cordons dunaires du Grand Site ‘Gâvres-Quiberon. Nous sommes 19 à nous être déplacés.
Dès notre arrivée, la taille des carottes et l’étendue des champs cultivées nous impressionnent. Cela révèle le caractère intensif et industriel de ces cultures et les copieux amendements que nécessitent sans doute, ces terres siliceuses. Mais nous sommes surtout là, pour recenser les plantes spontanées, adventices et commensales* de ce milieu particulier.
Nous parcourrons ensuite la vaste étendue du ‘Magouero’, ce qui permettra aussi à chacun, de découvrir des plantes alimentaires peu connues dans la région, tel que le Topinambour ou le Panais. Vous trouverez ci-dessous, les plantes sauvages rencontrées sur notre parcours, suivies d’une liste non exhaustive des plantes alimentaires les plus communes. Vous en connaitrez ainsi, les noms scientifiques indiquant souvent l’espèce sauvage dont elles sont issues, ainsi que la région du monde dont elles sont originaires.
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* Plantes adventices – Plantes commensales
Les plantes commensales n’ont pas été invitées non plus là où elles croissent. Ce sont aussi des profiteuses ; selon son étymologie grecque, commensale signifie : ‘celle qui mange à la même table’. Elles ne portent pas préjudice aux cultures hôtes qu’elles côtoient, elles sont seulement des opportunistes, parfois utiles. Et puis, après tout, elles consomment les surplus d’azote... Entre adventices et commensales, la différence est quelque peu subtile. |
LE BEGO
Le 04 novembre 2021
Du « Bégo » en Plouharnel aux dunes mortes du ‘Grand site’.
Entre deux dépressions atlantiques nous bénéficions d’un après-midi un peu frais mais ensoleillé alors qu’une très légère brise de noroît aura écarté un grain menaçant.
Nous sommes une douzaine de passionnés à nous être rendu au Bégo, un des sites les plus riches en plantes, dont nous ne lasserons jamais quelle que soit la saison. Cependant, à une date aussi tardive et malgré l’absence de grand froid et des copieuses précipitations de ces dernières semaines, nous observerons beaucoup de plantes dans un état végétatif particulier, vestiges tardifs de l’été, début de cycle des thérophytes bisannuelles ou sursaut des vivaces géophytes.
Le circuit du jour nous conduira dans des milieux différents. Depuis les dunes mortes de la frange forestière, nous gagnerons les dunes grises, leurs mares permanentes ou temporaires de la zone humide arrière-dunaire. Après avoir poussé notre chemin jusqu’aux abords du mur de Rommel, nous reviendrons par la tour d’observation et la pinède des dunes artificielles du Bégo qui cachent de nombreux blockhaus de la dernière guerre.
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La batterie du Bego Le site du Bégo à Plouharnel était sans doute le plus important ouvrage du mur de l’Atlantique. Il était censé s’opposer à un éventuel débarquement des alliés et protégeait l’accès à la rade de Lorient. Celle-ci abritait une base de sous-marins allemands « u-boot », les fameux loups gris de l’Amiral Donitz, qui harcelaient en meute les convois transatlantiques de navires alliés. Les pièces maitresses d’artillerie de la batterie de Plouharnel étaient trois énormes canons Schneider modèle 1912 sur rails, de 340mm et d’une portée de 40 km. Les 180 ouvrages bétonnés insérés dans les dunes abritaient 700 soldats de la Wehrmacht par sections de 60 hommes. Les bunkers étaient pourvus chacun, d’une citerne de 50 m3, d’un groupe électrogène et d’une casemate de munitions. Le 13 mars 1944, le maréchal Rommel, effectua une visite à Plouharnel. Il demanda alors le renforcement des ouvrages de défense de cet endroit stratégique. A cet effet un long mur de chargement du sable a été construit parallèlement à la plage entre le chemin de Sainte Barbe et la tour d‘observation. Les vestiges de cet ouvrage ont naturellement pris le nom encore usité aujourd’hui de « Mur de Rommel ». Cependant, quelques mois plus tard, dès le début du mois d’aout 1944, les 700 soldats allemands servant les pièces d’artillerie de Plouharnel, furent assiégés par les résistants du Général français Borgnis-Desbordes à la demande de l’Etat major des alliés. Bien que la reddition de la poche de Lorient ait été signé le 7 mai à Etel, la batterie de Plouharnel sous le commandement d’un officier particulièrement déterminé ne se rendra que le 10 mai 1945, soit deux jours après l’armistice. Sources : Ouest-France et l’association LBMG. |
KERAVEON
Le 18 Novembre 2021
‘Randonnée des arbres’ dans le Parc du château de Kéravéon en Erdeven
Notre tardive et dernière randonnée de l’année nous aura conduits encore une fois au parc du château de Keravéon. Nous n’étions qu’une demi-douzaine de fidèles, à parcourir le circuit botanique de ce petit arboretum. sous le soleil d’un automne déjà avancé. L’absence de vent et la douceur relative nous aura permis d’apprécier pleinement le calme, la sérénité et la beauté des lieux. Cette promenade était une nouvelle occasion d’admirer les couleurs des frondaisons finissantes et de collecter un véritable herbier dendrologique d’une quarantaine d’essences indigènes ou exotiques à travers les feuilles les plus colorées.
La promenade d’aujourd’hui étant sensiblement identique à celle effectuée en 2019, son compte rendu sera aussi le même après un petit époussetage. Il faut simplement savoir que la date tardive de cette visite a fait qu’un certain nombre d’arbres ou d’arbrisseaux ont été laissés de côté sur le terrain, par l’absence de feuilles ou par oubli. Vous aurez ainsi la chance de le recevoir un peu plus tôt qu’à l’ordinaire…
XXXXXX
Nous avons effectué ce jour, un circuit pédagogique balisé que nous avions déjà parcouru en octobre 2013, 2015, 2016, 2017 et 2018. Le domaine de Kéravéon a une histoire qui remonte au XIVème siècle mais les édifices actuels, récemment rénovés, datent pour la plupart d’une reconstruction avec extension, réalisée entre 1811 et 1845. (cf. le site internet : www.patrimoine.region-bretagne.fr/ kéraveon).
Longtemps abandonné, le château et ses communs ont été restaurés ces dernières années, à la suite de l'acquisition du domaine par le Conseil Général du Morbihan, puis confiés en gestion au Comité départemental du Tourisme et à la d'Erdeven. Grâce à un plan d'investissement privé et le choix d’un gestionnaire, le château abrite aujourd'hui un hôtel de bon standing et des gites de vacances qui ont été aménagés dans les anciennes écuries. Le parc de 20 hectares est ouvert au public toute l'année, offrant aux promeneurs et aux familles, vestiges historiques, aires de jeux, parcours de santé, pelouses rustiques, bois et étang.
Nous parcourrons la quasi-totalité du circuit, pour s’arrêter devant les bornes d’information très bien conçues, plantées au pied des arbres les plus beaux, les plus rares, ou les plus représentatifs du patrimoine végétal de la région. Qu’ils soient natifs, naturalisés ou introduits, ils font partie des paysages bretons, de la campagne ou de la côte, des fermes ou des châteaux.
Cinquante essences différentes, c'est bien mais le site mériterait que la politique de plantation se poursuive. Nous pourrions proposer cinquante autres espèces, pour faire du parc de Kéravéon un véritable arboretum.
Notre parcours – Nota bene : l’arbre n° 42 est un pin de Monterey et non un pin maritime. La borne est erronée.
Au cours de cette randonnée, nous nous sommes efforcés de mettre l’accent sur les détails caractéristiques de chacune des espèces observées. Dans les pages qui suivent, je vous en rappelle quelques uns, en essayant de les illustrer quand cela est possible.
KERCROC
Jeudi 21 avril 2022
De Plouharnel à Kercroc par le sentier côtier de la Baie
C’est un vrai plaisir de nous retrouver pour une nouvelle saison de sorties botaniques, après cette longue interruption hivernale. Nous avons rendez-vous à Plouharnel à deux pas de Notre Dame des Fleurs où nous attend un grand beau temps quasiment estival. Nous sommes 18 amateurs pour cette première sortie qui nous conduira par le chemin de la Fontaine, jusqu’au sentier côtier que nous suivrons jusqu’à Kercroc.
Le groupe du jour (pas complet)
LA MAIN VERTE
Samedi 04 Juin 2022
Du côté de la ‘Main verte’
C’est par un bel après-midi que nous nous retrouvons à 11 amateurs de nature et trois enfants, sur le site de la ‘Main verte’ au cœur du massif dunaire d’Erdeven. Monique et Michel ont jeté leur dévolu sur une ancienne carrière de sable, une zone humide en l’occurrence bien asséchée, en cette fin de printemps marquée par une
sécheresse persistante. Cette zone a été restaurée ces dernières années par les agents du Syndicat mixte intercommunal des ‘Dunes de Gâvres-Quiberon’, classé ‘Grand site de France’. Cette restauration a consisté à supprimer les massifs de Saule rampants (Salix repens) qui menaçaient gravement les autres espèces végétales propres à ce milieu. Cela a permis la régénération naturelle de multiples espèces psammophiles (inféodée aux sables) et de sauvegarder ce milieu humide naturellement inondé l’hiver.
Cette année, malheureusement, en raison du manque de précipitations, de nombreuses plantes très souvent en stress hydrique et en avance d’au moins 3 semaines sur la saison, ne se présenteront pas sous leur meilleur jour. Nous essaierons de compenser cet inconvénient dans le catalogue d’image que nous vous proposons, dans les pages qui suivent.
Après être resté un long moment dans l’ancienne carrière, couverte de roselières et de tapis de fleurs diverses et variées, nous sommes revenus à notre point de départ en faisant un détour par la berge de l’étang de Kéravéon.
Le groupe du jour
KERMINIHY
Jeudi 16 juin 2022
Les merveilles de Kerminihy
Peu d’affluence (6 présents) en ce jour de canicule heureusement tempérée par une légère brise de mer et un ciel qui a bien voulu se voiler quelque peu. La forte chaleur précoce et les agendas chargés du mois de juin en sont les causes. Cette cinquième sortie de l’année vous a conduit vers un de nos sites préférés, pour la diversité de sa flore et sa spécificité maritime. Protégées depuis plus de dix ans maintenant, c’est avec plaisir que nous voyons Liparis et Diotis maritime couvrir à nouveau quelques dunes, parfois à notre grande surprise. Nous commencerons le recensement des plantes observées par la descente de la dune grise, puis la zone humide arrière-dunaire et finirons par la zone sèche de la dune vive.
KERIDENVEL
Samedi 2 juillet 2022
Dans les dunes mortes de Keridenvel (Sant-Per Kiberen)
La canicule est loin derrière nous et ces deux dernières semaines nous ont apporté quelques précipitations, tant attendues. Température idéale et léger zéphir pour une escapade sur la presqu’ile, entre les dunes grises et suspendues de la côte sauvage et la zone de dépôt de terres et de végétaux que nous aimons bien et si riche en surprises. Nous sommes quatorze curieux à herboriser et la collecte d’observations sera conforme à nos espérances.
Le groupe du jour
MARAIS DU BRAHEN
Samedi 23 juillet 2022
Au marais de Brahen, un petit paradis caché
Aux confins de Carnac, il est un étrange endroit oublié de la plupart, sinon de quelques chasseurs mycophiles. Un marais perdu où seuls s’aventurent la faune sauvage et sans doute quelques heureux habitants du hameau voisin, au demeurant très discrets sur l’existence de ce petit paradis.
La sévère sécheresse du présent été caniculaire, nous vaudra une revue de plantes miniaturisées par un stress hydrique inquiétant. Par bonheur, nos M’Rangers auxquels rien n’échappe, ont su dégoter ce qu’il fallait de raretés végétales et notamment Pilularia globulifera L., alias Boulette d’eau, une petite plante dont vous découvrirez les secrets dans un encadré en fin de compte rendu. Aujourd’hui nous sommes 16 curieux.
Ce petit marais au sol argileux, craquelé par le manque d’eau, est heureusement l’objet d’attentions. Les innombrables traces animales rassurent sur la présence d’une intense vie nocturne et les fosses creusées par de bienveillantes personnes, sont autant d’abreuvoirs en période estivale.
Le groupe du jour
Catégorie : - Plantes et Nature










