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CIRCUIT DE LA POINTE DU PÔ

Le lundi 16 août 2012

Par un temps calme, ciel gris mais température douce, notre randonnée débute à la fontaine de Saint Colomban. Elle se poursuivra par le chemin du Gourec, la pointe du Pô, le sentier côtier des cheminées et retour par le chemin de la Falaise et le village de Saint Colomban.
Douze amateurs se sont déplacés dont trois « nouveaux ». Nous leur souhaitons la bienvenue.
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Encore un riche après-midi, bien dans la lignée de cette année. L’alternance des pluies et des coups de chaud continue. Nous observerons un très grand nombre d’espèces qu’il serait fastidieux d’énumérer. Je me bornerai à n’évoquer que les plantes qui ont retenu un peu plus que les autres notre attention.

Le Trèfle hybride (Trifolium Hybridum L.) qui n’est pas un hybride, malgré sa ressemblance avec le trèfle rampant et le trèfle des prés mais une espèce nordique qui fut un fourrage beaucoup cultivé.
 
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Galinsoga à petites fleurs

Chemin du Gourec, la Tanaisie commune (Tanacetum vulgare L.) et la Lobélie brûlante (Lobelia urens L.) sont toujours présents.
Un nouveau venu dans ce secteur,  le Panais brûlant [Pastinaca sativa ssp urens (Req.ex Godron) Celak] une Apiaceae à fleurs jaunes qui provoque des dermites parfois sévères, aggravées par l’exposition au soleil et qui n’apparaissent que plusieurs heures après le contact avec la plante.
   
Nous trouvons aussi la Bugrane rampante ou Arrête-bœuf (Ononis repens L.) dont Gabriel Rivière* dit qu’il s’agit d’une plante variable dont la taxonomie et la nomenclature sont difficiles
.

Les Bugranes de la région (famille des Fabacées anciennement Papilionacées ou Légumineuses)

Dans notre région, nous ne rencontrons communément que deux Bugranes à fleurs roses mais très différentes. (la troisième, Ononis reclinata L. est très rare, seulement signalée dans la maille** de Guidel en 1972). La première, uniquement près du littoral, très prostrée et épineuse, la seconde, inerme, aux tiges et feuillage duveteux, en général plus à l’intérieur des terres. G. Rivière précise qu’aujourd’hui, selon les dernières études, ces 2 plantes seraient reléguées toutes les deux, au rang de variétés de Ononis spinosa sous-espèce maritima A savoir : Ononis spinosa ssp. maritima ‘procurrens’ et Ononis spinosa ssp maritima ‘maritima’ Cela signifie que génétiquement, les différences entre ces deux plantes sont quasiment nulles et que si la variabilité est patente, ses causes ne peuvent être dues qu’à l’écosystème environnant de chacun des sujets, facteurs édaphiques (influences du sol), biocénose (influence du voisinage d’autres êtres vivants), climats, orientations…etc. L’observation de ‘Bugranes’ possédant des caractères intermédiaires entre les deux variétés procurrens et maritima, confirme le bien fondé de cette hypothèse. Cela dit, le nom d’ « Ononis repens L. » pourvu du L. de l’auteur (Linnae) est acceptable et compris de tous. Il n’a jamais été invalidé par les instances scientifiques. Cet encart, vous fait entrevoir que la Taxonomie et la Nomenclature , branches de la Botanique, sont des sciences en constante évolution, notamment en raison des progrès récents de la génétique. C’est aussi parfois le fruit de discussions qui ressemblent à celles sur le sexe des anges. C’est promis nous n’en abuserons pas mais dans un souci d’exactitude… parfois….il est bon de mettre les points sur les i, ne serait-ce que pour faire un clin d’œil malicieux au monde des sciences.
 
 
 
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Ononis spinosa L. ssp. maritima (Dumort ex. Piré) P. Fourn.) var. procurrens (Vallr.) Burnat ou plus simplement : Ononis repens L.    

Quand nous atteignons le sentier côtier nous trouvons près du sommet des petites falaises, la Frankénie lisse ou Bruyère marine (Frankenia laevis L.) une jolie plante dont on peut penser qu’elle est en régression.
Nous trouverons une quantité d’espèces, Oeillet de France, Plantains, Silènes et Atriplex divers mais parmi elles une plante pas si courante que cela l’Herniaire maritime (Herniaria ciliolata Chaudhri), propre au littoral ibéro-atlantique de l’ancienne famille des Illecebraceae, reclassée aujourd’hui dans les Caryophyllaceae.
Au retour, dans le village, nous trouvons quelques plantes introduites dont le Galinsoga à petites fleurs (Galinsoga parviflora Cav.) une petite invasive qui a depuis quelques années colonisé les trottoirs des grandes villes. 

 


 

*Gabriel Rivière : éminent botaniste, auteur de la Flore du Morbihan (Volume de l’Atlas floristique de Bretagne - Ed. Siloë, 2007). Cet ouvrage en matière de nomenclature, est notre première référence dans les documents émanant de Plantes et Nature. Il est le correspondant du Conservatoire Botanique de Brest pour le Morbihan.


Date de création : 27/08/2012 @ 18:25
Dernière modification : 10/10/2012 @ 15:38
Catégorie : Rétrospectives - Sorties Botaniques-Année 2011-2012
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